[PM] (Comptine)La Complainte du Homard.

0 commentaires
Au fond de la nuit, je vois une lumière qui luit
Que cette clarté semble frêle et indocile!
Que sa morsure est si froide et si humide
Mes pieds ont touché terre dans cette piscine

1,2,3: Ils t'ont facilement eu ,n'est-ce pas?
4,5,6: En te manipulant par tes plus beaux vices
7,8,9: Et en te faisant devenir veuf
10,11,12: De l'espoir que tu avais en tout


Au fond de la nuit, je vois ton tremblotant sourire
Que je voudrais remonter pour le mutiler!
Que je voudrais bien bondir pour pouvoir m'enfuir!
Mes pieds ne peuvent pas, ils sont lestés.

12,11,10:Que j'aimais ma ronde coquille sise
9,8,7: Dans une lagune de violettes
6,5,4: J'ai été dupé par une farce
3,2,1: Je n'ai plus de regrets,c'est la fin


Tu as mis un couvercle sur mon inconscient
La nuit déjoue la force de mes grandes pinces
Fi de tes lames! La solitude m'évince mieux
Je sens l'eau bouillir et je vous dis adieu.

[PM] Chanson-Poème

0 commentaires
Encore une matinée qui se réveille
Comme moi qui émerge du sommeil
Les lambeaux de mes rêves côtoient ceux de la nuit
J'étais si proche mais finalement tant pis

Les rayons font renaître ces espoirs
Qui gisaient meurtris dans du papier froissé
la lumière fait voler en éclats mes idées noires
La clarté me donne définitivement l'envie de me lancer

Mais combien de temps faudra t-il supporter
Ces nuages divaguants,ironisant sur mes essais avortés
Mais combien de couches de mortier faudra t-il briser
Pour faire exploser ces obstacles en poussière de gravier

Je voudrais te le dire
Mais je ne peux pas
Je voudrais te l'écrire
Mais je n'y arrive pas
Je voudrais t'élire
Mais je ne sais pas
Ma verve s'estompe face à toi

Je voudrais t'éblouir
mais je n'irradie pas
Je voudrais t'illuminer
Mais je n'y crois pas
Je voudrais te faire sourire
Mais j'en suis bien en deça
Mon bagoût s'évapore face à toi


Et pourtant à chaque fois qu'une de mes pensées t'effleure
Je me prends à m'emplir d'espérance
A rêver avec toi de la renaissance de Bysance
Même si je n’en réponds pas à ton concept d'âme-soeur
Et même si je suis probablement le dernier auquel tu aurais pensé
J'entretiens avec le feu de mon amour mon languir
Et des torches qui veulent te rappeler à mon souvenir
Mais que ton seul regard suffit à faire estomper en fumée

Je voudrais t'aborder
Mais je n'ose pas
Je voudrais te l'annoncer
Mais je rougis déjà
Je voudrais me calmer
Mais je n'arrête quand même pas
Mon esprit prend l'eau face à toi

Je voudrais t'oublier
Mais je n'y songe pas
Je voudrais pouvoir te sublimer
Mais je n'ai pas cette chance-là
Je voudrais pouvoir te déclarer
Mais je sens la souffrance déjà
Mes écrits la hurlent en silence face à toi


Se cacher son tourment derrière le masque du désespoir
Se convaincre que c'est inutile en se racontant des histoires
Se prétendre victime de l'infortune en se couchant chaque soir
Se maudire de sa couardise dans le reflet du miroir
Vouloir à tout prix y arriver malgré les réticences
Mais pourtant croire au non d'avance sans tenter sa chance
Céder aux insistances de l'inconscient et de sa puissance
Et puis les refouler en prévoyant un échec sans survivance


Je voudrais quand même te le dire
Ces deux petits mots qui te feront réagir
Ironiquement,tendrement, nul ne le sait encore
Mais est-ce qu'ils seront prononcés d'abord?


Il m'est avis que ce sera encore un espoir volatilisé
Il sied peut-être à la morale que cela reste ainsi,inique
Il est donc acquis que ces feux de détresse enflammés
Ne resteront que des métaphores matérialisées par une graphie épilleptique

[PM] Résolutions/Détermination

1 commentaires
J’ai pourtant fermé ton procès*
T’ai rangée au milieu des souvenirs
Dans la série des meilleurs, ceux à entretenir
Pour qu’ils ne s’étiolent par manque d’intérêt

A l’heure où pointe l’optimisme
Ton image ressuscite dans ma mémoire
Je me nourris à nouveau de mes déboires
Malgré le vent, poussant le pessimisme

Tu n’es pas responsable, être sensible !
Je pense –oui incroyable !- mais cela m’est pénible
De mettre en doute la foi en mes capacités
De noyer mon ego dans l’encre résignée

Les entailles béantes qui criblent mon cœur
Je les vois dans le souvenir de tes beaux yeux
Rappel qui fait mal, frissonner de peur
Garder en soi l’essence des moments heureux

Un jour, j’arriverais à pouvoir en parler
Sans déclencher des torrents d’amertume
Classer cette misère pour dissiper ces sombres pensers
Prendre des risques, quitte à perdre ma fortune

Un jour, j’arriverais à vous faire confiance
Et cesser intérieurement de m’interroger
Et arrêter de vous frapper de défiance
Vous croire indifférents alors que vous m’appréciez

Un jour, j’arriverais à m’émanciper
Et à briser ce mur épais de timidité
A penser que les conseils que je vous prodigue
Vous apportent autre chose qu’une grande fatigue

Un jour, j’arriverais à me défaire du carcan
En quelques temps, retrouver mon aisance d’antan
J’écarterais tous les vestiges de méfiance
Pour me présenter tel que je suis
Serais, même si je n’ai qu’une infime chance
De te convaincre, je tente, tant pis.

Je te présenterais mon être sur un autel
Tout en surveillant drastiquement mes envers
Je te dirais les mots qui te rendent plus belle
Et le râtelier me rattrapera derrière

*Ne pas prendre dans le sens juridique du terme

[PARANO] Intersecteur ASA-ETC : texte 2

0 commentaires


Le cordon est cassé, et voilà c'est fini!
Toi qui t'en va, moi qui suis pétrifié
A deux, à l'abri de la toile déployée
Fuyant le martèlement des gouttes de pluie

Pourtant,je ne fuis pas cette eau venue du ciel
Qui petit à petit se mixe à la mienne
Et ruisselle le long du velours de ma veste
En un petit ru remplit de ma tristesse

Deux contre un.Dis-moi: que pouvais-je espérer?
Toi confiante avec elle,heureuse de briser
Moi,ébranlé par ce puissant cran sans arrêt
Un soufflet dont je ne me relèverai jamais

Ce que mes lèvres n'ont pas pu prononcer
Mon âme mutilée se met à le hurler
Et chaque goutte apporte ce message
Aux toîts,vitres,portes,survivants d'un autre âge.

Une feinte mortelle en plein de mon coeur
Une couche de baume sur le tien en un quart d'heure
Une botte secrète que je n'ai pas parée
Le fruit d'une vengeance longtemps méditée

Figé sur cette place,je suis devenu roc
Pierre tombale commémorant notre amour
Vas-y,frappe,je tiendrais cette fois-ci le choc!
Et la pluie tombante ne me sera d'aucun secours!

Deux poisons filant sous un obscur parapluie
Sur un chemin de pierre,sortie de ma vie
Et les couleurs vives de tout ce qui m' entoure
Me paraissent se désagréger tour à tour
Déni de clarté à l'ombre du pessimisme
Contre mon gré, j'ai changé de prisme ,de chisme
J'ai dit adieu à ton souvenir,damnée!
Et mon regard n'est plus qu'un torrent d'eau glacée...

Si de corps, je semble encore jeune,solide,
violent,visible sous ce rideau de pluie
Mon esprit a quitté sa demeure croulante
En petites gouttes battantes et larmoyantes

[PARANO] Intersecteur ASA-ETC: texte 1

0 commentaires


Encore une journée dans le noir à perdre tout espoir.A sombrer.A sombrer dans ses profondeurs abyssales. A embrasser l'ourlet de sa belle robe rougeâtre avec passion et délectation. A humer opiniatrement son doux parfum aux fragances fruitées.Puis la prendre en main et la caresser du regard,la faire tournoyer dans un moment de plénitude et, tendrement,lentement, avec d'infinies précautions,prendre appui sur ses lèvres et s'abreuver du nectar de son amour.

Ensuite à peine rassasié, recommencer encore et encore jusqu'à qu'elle ait son content et que je sois content.

Je me prénomme Jean-Pierre, appellation d'origine contrôlée,descendant d'une famille de Bourbons habitant Bordeaux...Quand ce n'est pas lui qui m'habite.
Mon Dieu, écartez cette coupe de moi avant que je ne défaille!

Seuls les rais filtrés par mon store vénitien me rappellent qu'il existe quelque chose dehors qui m'a banni et rejeté.Quelques rayons propagent leur lumière sur les effluves de porto et chivas qui s'interpénètrent dans mon appartement tapissé de bouteilles aux multiples courbes séduisantes, une pléthore de facettes aux tenations infinies.Je n'ai plus de goût.Je n'ai plus de vie.J'ai sacrifié ma boutique pour quelques comas éthyliques.Je veux tenter de m'en sortir mais lorsque je suis déterminé, le bois des casiers s'effondre et anéantit ma volonté.

Non.

Non, je ne veux pas être un de ces disciples estampillé d'une double lettrine d'élite alphabétique.Je crache sur cette Bible et ces 12 commandements qui permetterait de m'en sortir, ce n'est qu'un écran de fumée aux relents doucereux de Gueuze;Je ne veux pas rejoindre et partager la vie d'une communauté qui veut se sevrer à coup de bouteiilles de Vodka cachées dans les sous-bois!L'amitié sera ma chance folle contre l'alcool car j'aurais dès lors d'autres compagnons que ce démon de miroir qui se repait de l'image de ma déchéance!

Amitié,amis,mots si aimés,mots si jolis!Souffrez de vous matérialiser en êtres réels plutôt qu'en rondes bouteilles! Armez-vous de pics,piolets,de revolvers et sortez-moi de ma geôle! Ma prison n'est pas en verre mais c'est le verre!

Brisons en milles éclats fûts,tonneaux, chopes de bois et bières de poids! Puis inondons ma vie d'une flamboyante éclaircie!
Mais le bois des casiers craque à nouveau.
Mon existence retrouve la couleur des charbons ancestraux.

Finalement Saint-Père,je ne refuserai pas votre coupe à moins que l'Enfer ait mieux à me proposer qu'un petit verre.

[Review] Fête de la Musique 2008: Faites de la musique!

1 commentaires
Au commencement ...


Comme chacun le sait, hier c’était la Fête de la Musique à Bruxelles (et aussi dans tout le pays) et sa floraison de concert aux quatre coins de la capitale.
Pour ma première « participation » à un évènement de ce genre, je peux sans conteste affirmer que je n’ai pas été déçu loin de là !
Pour moi, l’évènement commençait à 17h30 avec Away(http://awaymusic.be/), un groupe originaire de ma commune que j’ai connu durant mes années secondaires, la plupart de ses membres étant dans la même école que moi. Et qui plus est, le podium se trouvait à 100 mètres de chez moi

Cinquième fois que je les vois sur scène et pourtant aucune lassitude, toujours ce même plaisir à écouter leurs compositions énergiques et engagées, toujours cette même admiration à les voir se démener sur scène, à tenter de transmettre leur feu sacré à l’assistance – grosse surprise-famélique (une cinquantaine de personne tout au plus O_O).Un concert plein et endiablé, mené tambour battant pendant à peine plus d’une demi-heure. Petite déception pour le set, beaucoup trop court à mon goût, (mais probablement justifié par des circonstances techniques et horaires) et le fait de n’avoir entendu aucune piste de leur premier album (50’ 33 ‘’) retentir dans les enceintes, contrebalancée cependant par une grosse envie de voir apparaître sur une deuxième galette, leurs nouvelles chansons, qui ont - n’ayons pas peur des mots – l’air tout simplement monstrueuses.


Hollywood sur la place des Palais








Rapide passage chez moi pour prendre mon APN que –honte à moi !- je n’avais pas pensé à emmener puis direction la Place du Palais à la suggestion de mon frère pour aller écouter The Hollywood Pornstar. Je ne connaissais le groupe que de nom depuis leur récente percée dans le monde musical belge en 2005 (merci le speaker).Après avoir traversé le Parc de Bruxelles, noir de monde, et être arrivé à la Place des Palais, toute aussi bondée, en ayant entre-temps salué quelques romanistes présents au passage, je m’approche le plus près et le plus viablement possible de la scène (beaucoup plus grande qu’à Anderlecht soit dit en passant) et écoute.
Une musique péchue et suralimentée d’énergie grésille sur toute la place et fait jumper les premiers rangs de fans hystériques tandis que d’autres se contentent de réactions allant du simple hochement de tête de satisfaction à un headbanging digne des concerts de Metallica des années ’90.Pour ma part, j’ai trouvé que la musique était chouette quoique un peu lassante à la longue mais le groupe a au moins eu le mérite de me donner l’envie de me pencher sur leur cas, un de ces quatre.
Il est alors 20h30. Après une sortie laborieuse pendant laquelle on a dû lutter pour ne pas finir étouffé ou écrabouillé par une foule avide d’air et d’espaces verts, direction le métro et retour à Anderlecht pour ce qui s’annonçait être le clou de la soirée : Machiavel.

Le Prince,c’est Machiavel !
Mario Guccio (chant) et Roland De Greef (basse)

Machiavel fait partie de ces groupes populaires qui inévitablement forcent le respect et qui sont un gage de qualité et de foule. Fleuron du rock belge des années 70-80, les membres du groupe se produisaient pour la première fois dans la commune d’où sont originaires deux d’entre- eux (merci la speakerine). Ce qui étonne au premier abord lors qu’on les voit arriver sur scène, c’est leur amitié. Bien qu’ils aient une bonne soixantaine d’années au compteur chacun, bien qu’ils aient connu un succès international au début des ’80, succès qui a mit en péril ou détruit énormément de groupes-phares (pensons notamment à l’exemple le plus probant de ces dix dernières années, Nirvana.), et bien on a l’impression de voir le groupe et son esprit, tels qu’ils étaient à l’aube de leur jeunesse, l’âge et l’expérience en plus.
Thierry Plas (guitares)

Soyons franc : Machiavel se résumait dans ma tête à Fly, à Chronic Love et à quelques bribes de chansons écoutées dans la voiture de mes parents pendant ma prime enfance avant de débuter le concert. Pourtant malgré ce trou culturel béant, malgré un ânonnement approximatif dans la langue de Shakespeare des refrains que le public reprenait hystériquement en cœur, qu’est-ce que je me suis amusé !

Hervé Borbé (piano/synthé)
Ce qui m’a surpris dans ce groupe, c’est leur fraicheur et leur vivacité : La basse et le synthé sonnent justes et discrètement. La guitare se fait tantôt hurlante, tantôt douce, mélodique avant de s’envoler dans un hurlement strident suivi d’une avalanche de notes, marque d’apparition des solis, le chant est totalement juste, même dans les aigus, pas un seul tremblement de voix. La frappe de Marc Ysaye sur ses fûts est monstrueuse, lourde, précise, implacable mais tellement harmonieuse.
Profitons de cette évocation pour revenir sur ce bon vieux Marc.

Celui-là était le seul que je connaissais bien notamment grâce à ses fabuleuses chroniques d’albums qu’il dispense sur Classic 21 et ses billets dans Ciné-Télé-Revue. Y’a-t-il eu une espèce de nostalgie du métier ? Le batteur profite d’un interlude pour nous raconter une de ses fameuses petites anecdotes : et on apprend donc que le groupe s’appelait à l’origine Moby Dick (ils ont bien fait de changer, je trouve^^) que les quatre membres n’habitaient pas loin l’un de l’autre et qu’ils ont donné un de leur tout premier concert, ici ,à Anderlecht, au Parc Peterbos.


Marc Ysaye (Batterie,Vocals)


La setlist se clôture sur une chanson que chante Marc Ysaye, seul, avec le piano en accompagnement. Petit étonnement dans la foule, probablement surprise d’être gratifiée des notes d’une mélodie jouée seulement deux fois en live par le groupe et qui n’avaient plus été entonnée par le batteur depuis près de 30 ans ! Après un petit medley de leurs plus grands succès et un rappel,le concert se conclue. Marc lance ses baguettes à la foule (trop loin pour espérer en attraper une), les autres membres distribuent leur setlist (j’ai eu celle du pianiste, acquise de haute lutte) puis s’en vont.

Enivré de ce concert, avec comme seul regret que mon APN se soit vidé de sa batterie trop rapidement (ce qui fait que je n’ai pas pu prendre autant de photos et vidéos que je voulais) mais des étoiles plein les yeux, je rentre chez moi.
La foule se disperse, le silence tombe.
Il fait nuit sur Anderlecht.



(La Fameuse Setlist)
Machiavel’s Setlist :

1. Washing Their Hands
2. Chronic Love
3. Time is like a river
4. The Rumor
5. Rope Dancer
6. Fly
7. She’s a snake
8. I need it
9. Wild as the Wind
10. Hearing the Rain
11. Piano Solo
12. Still Alive (by Marc Ysaye )
13. Medley

Rappel: Solo Drums
After River Of Shame.

[PM] Elégies oniriques (18/06/08)

3 commentaires
C’est quand on s’y attend le moins
Que le bonheur généralement vient
Mais parfois l’attente est si chère
Qu’il se met à hanter vos rêves.

Il reste sur tes lèvres ce petit goût de sel
Qui me rappelle mes errances dépassés
Il y a dans tes cheveux, ce parfum de miel
Qui me fait oublier l’Antérieur détesté

Ce n’est pas Morphée qui surveille mon sommeil
Mais bien toi, qui me retrouve lors de la veille
Blottis cote à cote, vermeil contre vermeil
Dans ma tête, sous le ciel toujours pareil

J’aime plonger mon âme dans ton regard d’ambre
Voir les tourbillons d’été de cette mer tendre
Sur chaque vague, librement y naviguer
Mais s’y mirer, c’est finalement chavirer

Et comme je ne sais pas nager, je descends
En tes eaux absconces, plongeur très courageux
Mon corps s’emplit de fluide, ce n’est pas la mort !
Mais c’est le bonheur d’être ensemble qui vous prend !
Plénitude sacrée qui fait des envieux !
Une sensation recherchée encore et encore !

Ô Elégie, gardienne de mes rêveries
Un jour, je te trouverai incarnée dans la vie
J’espère pouvoir te montrer mes avantages
Ils ne sont pas nombreux mais souvent à la page
J’essaierai d’être sain, de ne pas faire peur
Et de ne pas tomber dans les écueils d’erreurs.
 
Copyright 2009 Faute de sens ...
BloggerTheme by BloggerThemes | Design by 9thsphere