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Parfois, les cimetières volants ont aussi froid ...

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Aujourd’hui, pour mon mémoire, j’ai entamé la lecture de Villes et Cimetières en France : de l’Ancien Régime à nos jours, rédigé par Madeleine Lassère. Cet ouvrage retrace l’évolution des institutions funéraires de la Révolution jusque 1996 (année de sa publication). Vu son titre et le sujet qu’il traite, on pourrait considérer cet état des lieux comme une somme chronologique bardée de dates et de longues listes de lois qui dont l’entendement n’a plus d’écho aujourd’hui. Ce n’est pas faux. Le livre, s’il est intéressant pour la perspective que je compte adopter, ravira le néophyte pour sa capacité presque naturelle à harasser de sommeil tous ceux qui posent leurs yeux sur ses pages. La faute à un propos pas toujours accessible, cohérent et attirant (on se croirait parfois dans un bon gros code civil avec tous ces rappels de lois énoncées dans le cendrier révolutionnaire) ainsi qu’une structure peu efficace (POURQUOI faut-il qu’elle énonce chaque particularité des cimetières de Dax, Reims, Paris etc … au lieu d’adopter une vision plus globale !?).
Mais comme le dit si bien ce proverbe anglais : Every cloud has a silver lining!
Après la révolution de 1789 et les périodes riches en décès de la Terreur (1793) et de l’accession de Napoléon Bonaparte au pouvoir (1804), on ressent le besoin de réorganiser et de légaliser ces lieux si néfastes et incompris que sont les cimetières. Afin de ne pas manquer leur coup, les autorités organisent en 1800 un concours primé dont le but est de présenter la meilleure voie possible à adopter pour réformer le code du logement mortuaire. Parmi les nombreuses réponses fournies, une est particulièrement épinglée par l’auteur pour son originalité loufoque et ce, malgré la justification très sérieuse de son promoteur.
Ce projet émane en effet d’un professeur en mathématiques de Carpentras qui propose une vision particulière des futures sépultures qui, selon lui, pulluleront à l’aube de ce formidable XIX è siècle. Voici le développement de sa pensée, accompagné des commentaires de l’auteur[1] :
« En attendant les progrès à venir de la science en ce domaine [La mort, NDR] et pour éviter toute inhumation précipitée […] il faut conserver les corps morts par le froid. Dans chaque commune, « un grand globe ou aérostat suspendu au haut des airs portera le vaisseau sépulcral ». Le lieu de conservation des morts étant situé au dessus des nuages, là où il gèle en permanence, la fermentation des corps ne pourra se faire et la congélation permettra de conserver les défunts en léthargie jusqu’à ce que la science sache les tirer de cet état. L’aérostat sépulcral sera attaché au sol par des cordes tressées avec un fil de métal si bien qu’il servira aussi de paratonnerre. « Les morts serviront ainsi à conserver, pour ainsi dire, les vivants ». Il faut mettre tout à profit quand on le peut ! » . Au sol, à l’extérieur de la commune, il y aura une grande enceinte circulaire d’un diamètre largement supérieur au globe avec une sorte de terrasse pour les cérémonies funéraires et pour l’ancrage de l’aérostat. Le cimetière des airs aurait donc son double ou son ombre sur la terre qui s’appellerait « la grande enceinte ».
Même s’il est inutile de préciser que cette entreprise fantastique n’a pas été primée, on ne peut néanmoins que saluer l’imagination débordante de certaines personnes qui arrivent à nous faire sourire sur des sujets graves et à nous émouvoir devant l’anachronie de leurs espérances (cryogénisation power !)
Et puis, à quand des aérostats à mariage ?


[1] Madeleine Lassère, Villes et cimetières en France : De l’Ancien Régime à Nos Jours, Paris, L’Harmattan (Coll. « Chemins de la Mémoire »), 1997, pp. 99-100

Noeuds de réseaux & réglement rigolo

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Aujourd'hui, levé à 8 heures, (le retour à l'Université annonce aussi le retour des bonnes vieilles habitudes), je me suis délecté de la séquence matinale écrite par Lamy,Leborgne et Diskeuve sur Bel RTL (oui! Vous avez bien lu! Ce n'est pas de la déformation professionnelle ou un retour de veste de mauvais goût mais juste le désir d'épingler une capsule drôle et vraiment intéressante, à la hauteur, dans certaines saillies, du niveau des chroniqueurs du Jeu des Dictionnaires).

Ensuite, après avoir bu mon cacao (une journée sans verre de cacao n'est pas une journée), je me suis attelé à la relecture des notes prises lors de l'un de mes cours de didactique (ne remets pas à demain, ce que tu peux faire aujourd'hui!). L'objectif de ce cours, du moins dans son introduction, est d'expliquer toute la complexité du paysage de l'enseignement en communauté française. Très intéressant et instructif, le propos de la leçon peut être résumé comme suit :

- Mark Zuckerberg n'a rien inventé : l'enseignement en Communauté Française, c'est le principe même de Facebook : dans un réseau général (l'enseignement), tu peux choisir d'être membre d'un réseau scolaire (libre, catholique etc...), sauf que bien sûr ces différents sous-réseaux ne sont pas amis entre-eux (sinon ce n'est pas drôle).
- En Communauté Française, tu jouis d'une double liberté (c'est pas beau ça?) sauf que maintenant les autorités sont tellement embêtées qu'on essaie de la reprendre (cf. Décret inscriptions)
- Les réseaux sont soumis à la loi de la concurrence et de l'offre/demande : à quand une crise des subschools?
- Avec ou sans CEB, tous les chemins mènent au secondaire. Même si on ne comprend pas comment.
- Les réformes ne servent à rien, sinon à empirer les choses ou à les rendre plus complexes: mais certaines sont dans l'air du temps. Ainsi, à l'instar de l'Union Belge qui a réformé le championnat de D1 pour le rendre plus attractif et permettre aux clubs d'avoir un meilleur ranking européen; la Communauté Française a mis en place l'objectif 2 du "Contrat pour l'École" afin que de rendre ses élèves meilleurs et de tout péter au prochain classement PISA (et si on peut faire la nique aux Flamands au passage, c'est tant mieux !)

En outre, ce même "contrat pour l'école" contient dans l'un de ses articles, une prescription qui prend tout son sens en ces temps politiques troublés :

Article 9. - La Communauté française, pour l'enseignement qu'elle organise, et tout pouvoir organisateur, pour l'enseignement subventionné, adaptent la définition des programmes d'études et leur projet pédagogique :
Jusque - là , rien de bien marquant mais c'est le dixième point qui démontre à quel point , en Communauté Française*, on se marre bien :
10) à la compréhension du système politique belge.
Bref, avec tout ça, on est pas dans la merde.
* Communauté où ,rappelons-le, l'enseignement est un monde aussi joyeux que les bisounours avec des élèves dociles , studieux et interessés, des professeurs gonflés d'autorité et où les chaises qui volent ne sont qu'un mythe ...

The Human Show ( Chronique)

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(Critique de la pièce du CROM 2010 rédigée pour une Escume avortée)

Aujourd’hui : c’est la pièce du CROM ! Alors que vous prenez place dans la salle et que les acteurs commencent à peine à jouer sur les planches , vous ne vous doutez pas de ce qui arrive. Vous n’êtes pas de simples spectateurs. Vous y ressemblez , mais vous n’en êtes pas. Non, vous êtes plus que cela . Plus que cette comtesse insupportable , cette sportive bêtifiante ou cet intellectuel prétentieux. Vous vivez la pièce. Vous êtes la pièce. Pour résumer , « The Human Show » est une pièce dont VOUS êtes le héros. (Pour commencer la partie, lancez un dé à 3 chiffres et suivez votre parcours !)
1.
Enthousiaste , vous aviez réservé votre place bien à l’avance, de peur que l’incorporation du spectacle dans un festival ne vous empêche d’obtenir un précieux sésame . De plus , votre carte de membre du cercle auquel vous êtes affilié depuis votre entrée à l’ULB vous offre une boisson gratuite en plus du prix attractif ! Muni de vos cartons rouges et bleus , la soirée s’annonce sous les meilleures auspices … (Réjouissez-vous en 6)
2.
Vous êtes un adorateur de théâtre et vous avez pour habitude d’assister à toutes les représentations du TOB. Vous vous doutez que la pièce ne pourra pas être meilleure que celle d’hier… Mais certainement moins pire que le spectacle d’il y a quelques jours. Vous n’avez pas de ticket boisson gratuit mais vous vous en fichez (en bleu ou en rouge , c’est selon) : vous vous abreuverez de la substantifique moelle du spectacle et c’est votre joie. (Eclatez-vous en 5)
3.
Vous ne saviez pas que la pièce du CROM était aujourd’hui. Vous ne vous doutiez pas un seul instant qu’elle serait cachée dans l’obscurité de cette affiche jaune canari fluo , extrêmement moche selon vous. C’est Machinchouette qui vous a obligé à y aller. Vous craigniez le pire. La dernière fois qu’elle vous a proposé quelque chose à faire ensemble (la cursive en l’occurrence), cela s’est mal terminé. Très mal terminé. Rassurez-vous cependant , si vous n’aimez pas la pièce, il n’y a aucun bic rouge qui vous sanctionnera.(mais bien le carton rouge que vous avez fourré dans votre poche , à moins que le bleu …) (Soufflez en 4)
4.
Début du spectacle. La salle est classe , ça , il n’a rien à dire dessus. Jolie scène aussi avec quatre chaises et des personnes assises dessus. Machinchouette reconnaît un de ses comparses d’auditoire et meurt d’envie de crier son nom suivi d’un majestueux « à poil ! ». Vous parvenez péniblement à lui faire entendre raison : on est dans un théâtre tout de même ! . Les lumières s’éteignent et le spectacle commence. La speakerine stupide vous fait furieusement penser à cette même Machinchouette. Mais bon vous n’osez pas lui dire parce l’Hernanisme , ce n’est pas votre truc. Et puis , voici la première scène. (Allez en 9)
5.
Début du spectacle. Vous trouvez la salle moyenne , vous avez déjà franchement vu mieux. Les fauteuils sont un peu raides et la scène de départ n’a pas l’air très folichonne. Tout cela respire l’amateurisme estudiantin et cela vous chagrine un peu. Mais bon, ils ont déjà du mal à réussir leurs cursives , on va pas trop leur en demander ! Obscurité. Les acteurs s’ébrouent et vous vous surprenez à rire : l’auteur pédant vous rappelle votre attitude adolescente, le mimétisme est parfait au point que vous vous demandez si ce n’est pas voulu. Le premier tableau arrive. Tout va bien. Vous souriez. (Pourvu que çela continue en 7)
6.
La salle est d’une beauté EX-CE-PTION-NELLE ! Mieux que l’Eldorado de l’UGC ! Les sièges sont moelleux ! Les acteurs sont déjà sur scène ! Vous reconnaissez quelques visages connus sur scène et vous balancez leur nom ! Oui ! Vous osez , vous ! Pas comme la gourgandine qui réprime son amie ! C’est du théâtre ! Il faut s’exprimer ! Etre fier comme cette comtesse qui vous fait beaucoup rire ! La première scène arrive. Elle porte sur les roux. Allez-vous aimer ? (Surement en 8)
7.
Cette première scène vous a fait rire mais pas trop. Elle vous a juste fait remémorer la figure de ce pauvre Marcel, ce roux cancre de classe, que vous terrorisiez avec votre bande de copains. Enfin, il vous amusait jusqu’à ce qu’il vous pique votre ex de l’époque. Ce mauvais souvenir vous empêche de profiter pleinement de cette fronde anti-rousse. Vous attendez beaucoup du second tableau. (Espérez en 11)
8.
C’est vrai les roux puent ! Les roux sont méchants ! Il faut les repérer, les renifler , les pourchasser et les parquer , ces Goupils, pour les empêcher de nuire ! Echauffé comme jamais , vous ne remarquez même pas l’entracte et encore moins le début du deuxième tableau.(Reprenez vos esprits en 12)
9.
Vous remerciez chaleureusement Olivier Daschkin par la pensée pour cette merveilleuse coloration couvrante qui cache votre naturel roux. Heureusement que Machinchouette ne connaît pas votre terrible secret génétique sinon vous en aurez pris cher, au vu des rires gras que la scène et les répliques provoquent chez elle. Vous vous consolerez en vous disant que de toute manière le monde virtuel est à la botte d’un roux, via Facebook. (Vengez-vous en 10)
10.
La deuxième scène vous enchante nettement plus. Machinchouette moins, elle vous dit que c’est une caricature de son quartier, toute cette stigmatisation des Arabes. Vous essayez de distinguer à quelle cuvée appartient la bouteille que s’enfile l’acteur et qui lui donne cette pêche d’enfer : cela doit être le secret de votre professeur (oui , celui qui donne les cursives). En tous cas , cela expliquerait sa forme éclatante à huit heures du matin alors que vous essayez péniblement de vous réveiller. (Conjecturez en 16)
11
Vous sortez et regardez d’un œil glauque vos clés de voiture. Clio Troisième Génération , 2.0 Turbodiesel , full option , gris métallisée. Au fur et à mesure du deuxième acte, vous blêmissez et griffonnez à la hâte sur un Post-It un petit rappel pour un rendez-vous chez votre concessionnaire. Vous priez intensément pour que votre véhicule ait encore une bonne cote à l’Argus. Et que votre moteur n’éclate pas comme ce pétard avant la revente. (Effrayez-vous en 14)
12.
Vous avez sursauté lors des deux coups de feu. Vous avez vibré à chaque réplique du couple , vous avez tremblé à chacun de ses frémissements. Vous vivez chacune des péripéties avec enthousiasme. Ce n’est pas bon pour votre tachycardie et vous risquez de vous faire réprimander par votre cardio. Mais vous n’en avez cure : quand on aime , on ne souffre pas ! (Reprenez-vous en 15)
13.
N’existe pas pour ne pas porter la poisse aux acteurs et au public.
14.
C’est le moment de voter et l’indécision vous taraude. Vous regrettez qu’il n’y ait pas de carton orange pour marquer le centrisme de votre opinion, le nom du couple gagnant vous importe peu , vous vous apprêtez déjà à partir . ( Et ce n’est pas fini , cfr. 19)
15.
Vous avez brandi le carton bleu et le public a suivi votre avis ! Quelle joie ! Vous vous délectez de la tragique scène finale avec tout de même un léger pincement au cœur (non consécutif à vos émotions de 12 rassurez-vous !) : c’est la fin. (Justifiez vos moyens en 18)
16.
Machinchouette a voté rouge. Vous bleu. Et Machinchouette a gagné, comme toujours (Foutredieu !). Fair-Play , vous acceptez la défaite et la fin qui vous est proposée. De toute façon, vous reviendrez demain parce que vous mourrez d’envie de contempler la victoire de votre couple favori. (One more time en 17 !)
17
Á peine sorti , vous avez déjà commandé vos places pour les deux prochaines représentations. Maintenant que faire en attendant ces heureux évènements ? Votre esprit s’abîme dans le coca que vous sirotez , cherchant vainement une réponse.
18.
Vous sortez de la salle , ravi de l’ensemble de la prestation et vous prenez le temps de discuter avec les différents acteurs pour connaître les dessous de l’intrigue. Vous ne manquez bien sûr pas de consommer votre ticket boisson gracieusement offert. Puis vous vous en retournez , les étoiles pleins les yeux , en attendant avec impatience l’année prochaine.
19.
Vous sortez de la salle avec un goût mitigé dans la bouche : vous avez aimé certaines scènes , d’autres moins. Vous êtes surtout inquiet pour votre véhicule dont on a fait l’oraison funèbre durant la soirée. Ne vous inquiétez pas , la Police vous a mis un petit billet sous votre essuie-glace pour vous la rappeler. En même temps, ce n’était pas malin de vous garer sur une place pour handicapés. La peur du retard ne justifie pas tout.
(Les bons numéros de l'auteur : 3-4-7-12-15-18)

Dites ... Ne dites pas...

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On présente souvent les dictionnaires comme de gros ouvrages lourds qui au fil des années semblent vous servir de moins en moins. Pourtant, ils sont remplis de souvenirs : de vos petits doigts fouillant fébrilement les pages à la recherche d’un vocable inconnu et caché dans une forêt de mille pages (d’ailleurs, c’était la première fois que vous teniez en main un ouvrage de mille pages , vous n’imaginiez pas que cela puisse exister) , de marques de feuilles que vous avez tenté en vain d’ aplatir pour composer un herbier, de mots entourés parce que vous les trouviez drôles à ce moment-là etc…

Aujourd’hui, c’est vrai, il y a Internet. C’est plus rapide que de chercher soi-même. Et moins lourd. Mais quelquefois, vous vous rappelez qu’il a parcouru un bout de chemin dans votre vie et vous le prenez nostalgiquement dans les bras en tentant de retrouver au fil du son feutré du papier, l’enthousiasme digital de votre enfance.

Pourtant bien souvent, avant de trouver l’occurrence désirée, on en tombe sur beaucoup d’autres dont vous ne saviez pas qu’elles existaient mais que vous prenez néanmoins le temps de noter sur le coin d’un carnet pour les ressortir au diner chez ces snobinards de Durand ( Horrible coupe que vous désirez éviter mais Bénabar refuse de vous sauver !)

Allons bon, pas de simagrées entre-nous, lisez-nous ce petit papier. On a tout de même le droit de rire un peu.

  • Putassier : propre aux prostituées, qui les évoque
Dès lors, ne dites plus : « Rhô , celle-là , elle a vraiment des manières de pute ! » mais « Diantre, il fallut que ces manières putassières me choquassent encore! »

  • Piriforme : en forme de poire
Ne dites donc plus : « Tête de poire ! » mais bien « cet homme a un chef piriforme »

  • Pièze : unité de pression
Ne dites plus : « La pression monte en moi » et préférez : « Je me sens rempli de pièze »

  • Metabolite : Produit de la transformation d’une substance dans l’organisme
Dès lors, au moment de rendre les travaux de vos intestins, proscrivez toutes ces périphrases gnangnantes et dites le plus simplement du monde ... et puis en fait non. Ne sortez rien. Cela vaut mieux.

  • Physignonomie : Science qui se proposait de connaître les hommes par l’étude de la conformation de leur corps avec leur caractère
Ne dites donc plus : « Son cerveau est aussi blond que ses cheveux » mais « elle présente une harmonie de physignonomie tout-à-fait exceptionnelle ! »

////Bonus-Word\\\\

  • Pet : Matière plastique recyclable utilisée pour la fabrication de bouteilles pour boisson
(Une petite eau gazeuse ?)

That Was Just My Life

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Plus de 4 mois sont passés depuis mon dernier article.

C'est fou comme quatre mois, ça peut paraître beaucoup et peu à la fois. Pour ma part, ce fut un laps de temps extrêmement court, au final . Il y a d'abord eu la période blocus-dodo-blocus avec tout le stress, les tensions, les échauffements que cela provoque. Il y a eu les bouffées d'air de Noël et du Nouvel An , bien vite ravalées pour ne pas trop refroidir la matière grise en ébullition. Puis les épreuves , qu'on espère voir arriver vite mais qu'on voudrait chasser manu militari dès leur venue. Puis l'attente des résultats qui devient angoissante,obsessionnelle puis simplement banale surtout quand l'organisme chargé de les délivrer se prend l'envie de se mettre dans la peau de Julien Gracq (ou Dino Buzzati, c'est selon les sensibilités).

Puis une semaine de vacances allouée avec rechignement par l'Université. Qui passe vite. Trop vite. Et le moteur qui a eu à peine le le temps de refroidir qu'il faut déjà songer à le rallumer.

Sous la pluie des échéances.

On a tous un peu de pluie qui tombe tous les jours dans notre vie. Toutes des petites gouttes qui symbolisent toutes les emmerdes qu'on peut avoir au quotidien ou tous les petits tracas qui peuvent survenir au moment où on les attend les moins et qui , somme toute, injecte perpétuellement un peu de suspense dans notre existence, en plus de celui qu'on peut créer soi-même.

Parfois , on a les bourrasques qui viennent s'ajouter au crachin. Parfois même les pleurs du ciel parviennent à s'intensifier pour former un drap opaque qui nous prive de la vision du monde; on vit dans son univers et on oublie un instant le reste. Ballotés par les vents , à deux, à construire le grand puzzle de la vie.

Et le Zéphyr souffle pendant que les éclairs nous illuminent. Et le puzzle tombe et se brise sous le souffle des paroles, les pièces s'éparpillent partout dans l'espace.Lutte.Regards.Pensées. Affrontement. Et finalement l'un plie pour rassembler les morceaux dispersés et l'autre se prépare à tout recommencer. Et il y eut une deuxième chute, puis une troisième, puis une quatrième , puis de plus en plus, à intervalles rapprochés, toujours violentes, toujours plus éclatées. Et on se plie toujours pour entamer à nouveau un cycle d'élaboration. Mais l'autre ne prépare plus rien et s'obstine à dresser un portrait de Dorian qui vous est destiné. Mais qui en fin de compte, lui ressemble étrangement, voire même davantage qu'à son modèle.

Et puis un jour, tout casse et part en vrille, le puzzle se brise définitivement. Les luttes s'intensifient en champs de bataille colorés, les avions de nos pensées sont touchés et détruits par des batteries d'iris. Le voile se déchire , les gouttes s'enfuient, le soleil les illumine et ils s'en vont.
Avec leurs convictions.Avec leurs raisons.

Mais toute construction commune s'effondre communément.

Dans un contexte de débâcle générale, je me dis parfois qu'on court vraiment par des sentiers difficiles pour atteindre ce sentiment qui est à la portée de tous.Le bonheur tient parfois à peu de choses. En ce moment , je suis devant mon PC, entrain de vous écrire un résumé des dernières actualités de ma vie dont personne n'a cure, mais peu importe! J'écris. Peut-être des choses inutiles. Mais j'écris. Et je ne vous demande pas de me lire si vous trouvez ça fade ou puéril. J'écris putain. J'ai le sourire aux lèvres et je me sens BIEN.

Comme à chaque fois que je n'ai pas le temps , j'ai le cerveau qui fourmille d'idées d'écriture. De sujets à exploiter. Et tant pis si pour certains ce serait vain de le faire car garant d'aucune postérité. Quelquefois il est bon de se vêtir des oripeaux de l'égo et de contempler le monde dans l'unique but de trouver un peu de plénitude personnelle. Pourtant , le fait de posséder du temps n'implique pas forcément qu'il sera fructueux dans l'activité de bleuissement. Souvent, avant de m'endormir, j'ai des tournures de phrases qui me viennent à l'esprit et que je trouve intéressantes à soumettre à un travail ultérieur si je prends la peine de les noter sur un bout de papier. Ce qui est très rare, l'heure de la nuit étant souvent fort avancée quand bourgeonnent les fruits de cette réflexion inopinée. Et sur ce coup-là, je ne fais aucunement confiance à ma mémoire qui est complètement off pendant la nuit. (Ceci explique pourquoi je n'ai jamais été fan des nuits blanches , même par nécéssité ^^)

Même si cela risque de m'arriver dans les prochains jours qui viennent

That was just my life.

Résolutions pour les jours à venir.

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A)Aller choper le règlement du concours de nouvelles des PUB.
B)Trouver une bonne idée, une bonne trame et écrire ladite nouvelle.
C)Broder un poème autour des trois distiques orphelins pondus ce matin
D)Ecrire mes articles pour Communelangue.
E) Ne plus interrompre les gens de manière sauvage pour dire n'importe quoi.
F) Vaincre ma poussée de fièvre glandouilleuse.
G) Ne pas vexer le monde.
H)Blablater encore avec tout le monde
I) Avoir des choses intéressantes à dire.
J) Arrêter de me plaindre
K) Taper un nouveau bon score à la prochaine interro de phonétique.
L) Penser à arrêter de considérer la dissertation comme un genre contraignant, inutile et destructeur d'imagination.
M)Apprendre à FAIRE une dissertation.
N)Penser à faire basculer l'interrupteur de mon cerveau de "adolescent pervers ne sortant que des allusions référant au cul" à "Littérateur responsable".
O)Sortir de mon addiction au "Pane di Stella".
P)Sortir de mon addiction au PC (peine perdue)
Q) Arrêter de considérer les écrivains réalistes comme les maîtres de la périphrase et les dignes successeurs de Pétrarque-Temesta.
R) Trouver les oeuvres complètes de Rimbaud.
S)Trouver un sobriquet à John pour qu'il arrête de m'appeler "Champion".
T)Me résigner au fait qu'il n'y aura jamais un cours de création littéraire ou poétique en romanes.
U)Se pencher sur le concept d'ULB Sports.Reprendre le sport pour alléger ma force d'attraction sur terre.
V) Me prendre une cuite. Pour voir ce que ça fait.
W)Apprendre à écrire proprement...Mhmmm En fait non.
X)Inventer une machine diabolique pour lire dans les pensées des autres et connaître leurs conceptions sur moi
Y)Cesser d'être parano et de coller les gens.
Z)Enfin vivre à fond mes jeunes et théoriquement plus belles années.

***NUMEROS COMPLEMENTAIRES***
1)Essayer de moins ressembler à un homme des cavernes.Dans l'apparence et l'attitude.
2)Me faire à l'idée que pour ma petite soeur, je suis le mammouth dans Ice Age.
3)Avoir mon permis et faire peur à Giuseppe en klaxonnant avec ma Twingo.
4)Sortir plus.
5)Etre moins scolaire.
6)Tenter de comprendre l'addiction d'Aud' pour la grammaire.
7)Ne pas stresser en glosant déjà que mon année sera une catastrophe.
8)Posséder et cultiver du sex-appeal (c'est possible?).
9)Acheter un pull du CROM.
10)Dire Scrat au lieu de "Scratch".


C'est tout...Pour le moment.

Era Vulgaris.

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Je me sens mal où je suis.
Tout est devenu si froid.
Si compétitif
Si compliqué.
La joyeuse ribambelle d'étudiants utopiques qui formaient la BA1 Romanes de l'an passé a laissé place à de sauvages athlètes en quête de la gloire distinctive.
La chaleur du nombre s'est évaporée au profit de la neige tourbillonnante, de la suffisance de ceux qui pensent déjà avoir tout accompli alors qu'ils ne sont nulle part et de l'exergue du morcellement féodal d'une communauté.
Avant, il y' avait des kaleidoscopes aux couleurs vives et criardes
Maintenant, une chape bi-chromique corrompt la vision de chacun.
Il y'avait des sourires, des rires de la gaieté.
Maintenant, les seuls éclats se font autour du feu de camp de chaque clan.
Je suis encore avec eux et chaque jour, je les aime un peu plus, je les remercie d'être encore là, d'entourer de leur présence cet îlot perdu dans une mer dissertative.
Mais même si on n'a pas changé, on est tous devenus différents par rapport à notre configuration d'origine.

Je cherche dans un désert de glace, un feu susceptible d'éclairer tout le monde.

Je veux des sourires
Des rires
De la joie et la gaieté
Je ne veux pas craquer à cause de la morsure glacée de la BA2...

Holy Wars...The Punishment is due.

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Non je ne vous posterais pas l'un des nombreux live de cette chanson mythique du groupe Megadeth et son intro de feu...Mais il faut dire que son titre se prête bien à mon propos :D

Bon, donc des nouvelles du front, et totalement subjectives.Attention,vous allez entrer dans le monde merveilleux de l'autofiction ou pour les incultes qui n'auraient pas lu ce merveilleux auteur qu'est Patrick Modiano (ironniiieee),l'art de parler de soi SANS s'engager...

Oui,ça peut paraître absconnement paradoxal (pour moi,ça l'est) mais ça existe,Dora Bruder peut en témoigner.A moins que son pendant fictif ,Ingrid Teyrsen puisse nous décrire de manière plus claire cette mère qui l'a expulsé de ses entrailles,un beau jour de l'an de grâce 1990. (pour les puristes de la scélorosée Académie Française ,notons qu'ici on n'écrira pas mille-neuf-cent-nonante mais mil-neuf-cent-nonante, oui oui ,j'ai étudié mon Grevisse)

L'ULB est vraiment le berceau du surréalisme pendant la période d'examens.Même le gouvernement ne fait pas mieux.Et Dieu sait qu'il est vraiment doué en la matière.
Après les locaux-toilettes,les consignes données en plus une demi-heure avant la remise de l'examen,le triplage de la longueur d'un texte italien en moins de cinq minutes, on a réussi à encore faire plus fort.

Oui.Franchement je n'oublierais pas cette session.

D'abord mon premier examen HAAR Antiquité ou comment taper 5 dissertations sur l'apport de l'héllénisme dans l'art romain,les vases à figures rouges,l'architecture impériale,plus taper une carte à l'échelle des liliputens ("Et je veux des localisations précises!" ...Ben voyons).Vous avez dit impossible? Moi aussi!

Ensuite grammaire...La grammaire,c'est nul.Ou pour en pas blesser les éventuels défenseurs obsolètes de notre belle langue:" Il ne me sied point que j'utilisasse quelque notion de grammaire françoyse en examen".
Ou le professeur vient me déranger en plein examen alors que je me bats avec des hordes de participes passés récalcitrants que je passe vainement sous les rayons de la justification:

Lui:Ca va?
Moi: Moui...
Lui: Waaww,vous en avez une écriture bizarre...Heureusement que je ne suis pas épileptique sinon je ne pourrais pas corriger votre copie
Moi: Vous savez,ce n'est pas ma faute,je n'en peux rien.
Lui: Mais bien sûr que vous en pouvez!

Humour ou pas.Ca m' a refroidi.Hé! Je suis handicapé léger...Ok, tu n'étais pas censé le savoir mais c'est pour ça que j'ai une écriture en éclair,illisible pour les mortels et que je ne sais pas patiner puisque je n'ai pas d'équilibre, et que par extension,je déteste le sport qui m'exclut plus qu'il ne nourrit mon corps,corps qui par conséquent s'empâte,s'empâte ....A n'en plus finir. (Je suis désolé pour les hypothétiques admiratrices qui auraient fantasmé sur mon égo et pensé qu'un corps d'éphèbe se cacherait derrière la toile de mes vêtements...Je suis navré de briser vos rêves mais là,je suis plus proche d'un défilé pour Marcassou producteur de saindoux que de Giorgio Armani).

Après avoir préparé comme un fou deux livres d'italien qui ne comptaient finalement que pour deux maigres points au lieu d'une moitié d'examen,réussi mon examen d'Auteurs Latins, rédigé une critique sur le néant incriticable qui a pris l'apparence d'une interview de Marion Cotillard,nous sommes arrivé à l'examen d'Auteurs Contemporains.

Pensée Ante-examen: PAS DURRASSSSSS!!!!
"La jeune fille suivait la dame....".Merde Duras.
Derrière moi,j'entends la prêtresse des chats qui exhulte: elle espérait obtenir Gracq en s'asseyant à côté de moi.Elle a eu Gracq.Moi je n'ai pas eu Semprùn mais c'est pas grave,je pense avoir évité l'écueil.
Puis vint mon ami Patrick Modiano accompagné d'un questionnaire aux questions ronflantes et redondantes. Et puis...La Rupture de l'Ordre Etabli.
"Comment ça, vous n'avez pas vos exemplaires de Dora Bruder avec vous? Mais pourtant j'avais dit de que vous deviez le prendre pendant mes séminaires!Vous allez avoir dur pour répondre à mon examen!"
Ben oui...C'est notre faute bien entendu... mais quand même 90 oublis sur 100...Il n'y aurait pas eu un petit problème de communication? Mais non voyons!C'est si facile de rejeter la faute sur des matricules et ne pas se remettre en cause: on se croirait au XVIIIè s avec ces auteurs qui écrivaient des livres polémiques anonymement pour ne pas entacher leur statut...
La prêtresse des Chats veut arranger les bidons.Elle est comme ça,la prêtresse des chats,elle aime bien jouer avec les bidons et faire retomber les choses sur leurs pattes: elle demande:
-Serait-il possible d'écrire l'extrait au tableau s'il vous plaît?
L'extrait fait 4 lignes et il y a des chiffes dedans,ce n'est donc pas long à écrire et ça déstresserait pas mal de monde...Mais non! On ne veut pas.Oui tu as compris.J'ai compris.On ne veut pas! (<---Hommage au jeu des instances narratrices chez Marguerithe Duras).On veut sanctionner l'oubli,c'est pé-da-go-gi-que.
La prêtresse des chats fulmine mais capitule et recommence à strier de son écriture orageuse sa feuille de papier ministre.Je suppose qu'elle pense à maints jurons ou tortures.Pour ma part,je pense qu'un bon coup de Grevisse dans la tronche ferait parfaitement l'affaire,c'est simple ,efficace et réutilisable à l'infini...En plus cela souille bien puisque c'est de la m....
Les examens à l'ULB ,c'est comme Uncle Beans,c'est toujours un succès!
[Post non-structuré et impulsif certes mais comme dirait Breton,vive les premiers jets!]
 
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